Objectifs et Intégration des villes nouvelles

Parler de villes nouvelles interpelle une spatiale de , de grandes superficies seront ainsi ouvertes à l’ (, services, s, infrastructures de …). Par conséquent, la des villes nouvelles ne devrait en aucun constituer un isolé. Elles doivent répondre à des objectifs précis ( des agglomérations, de certaines zones, d’autres…) et ce, afin de :

» Localiser territorialement villes, certaines seront programmées à de courtes de l’ mère, tandis que d’autres seront prévues sur des sites non urbanisés ou peu développés. Cette influencerait grandement d’une le de l’ et d’autre les modalités de sa ( d’un indépendant économique, culturelle, sociale…). Sans pour autant omettre le déterminant que joue l’opportunité foncière pour tout du ;

» Arrêter leurs vocations : une n’aurait d’ que par le qu’elle sera amenée à jouer et plus celle-ci est indépendante plus sa est confirmée ;

» Définir leurs tailles ( à accueillir). Cette devrait avoir un maximal et minimal car au-delà du premier la et la du deviennent complexes et difficiles. Quant au second on pourrait assimiler le à une simple grande de .

Au de l’ des villes nouvelles, la se à deux niveaux ; l’un territorial et l’autre environnemental. De ce fait la de créer une ne devrait en aucun occulter la territoriale, l’ au de l’ urbaine est fortement recommandée, les urbaines régionales et d’ territoriale doivent être prises en en amont de cette . De même, selon l’ de la , son est fortement conditionnée par les réseaux de communication technologiques et de déplacement.

Sur le écologique, la durabilité du impose aujourd’ d’intégrer avec munitie la donne environnementale. Car la ne doit pas être un facteur de perturbation et de déséquilibre des richesses locales. De même que les conditions climatiques et morphologiques doivent être prises en considération afin d’éviter les éventuelles risques naturelles ( des agricoles, inondations, pollution des nappes phréatiques, séismes…) sachant que le non respect de la durabilité de générerait des coûts économique, social et environnemental que l’Etat serait incapable de prendre en charge.

Pourquoi des villes nouvelles

Après l’ et la de l’économie et l’ des échanges, le va connaître une urbaine sans et à laquelle, il devait faire en à la affluente vers les milieux urbains de l’, du et des services…C’est l’ de l’ de qui dure toujours.

Selon les estimations du , la nationale basculera complètement dans l’urbain avec presque 70%  vers l’an 2025. Sur le urbanistique les déficits urbains ne sont plus à prouver. En , la des villes est en étroite avec les déficits sociaux qui touchent un large de la urbaine, notamment en de et sous- (1.2millions sont à la d’ en 2002--), le tout étant aggravé par le fléau de l’analphabétisme ( 75 % en rural contre 37% en urbain ), ce qui constitue la cause principale de la pauvreté et de la fragilité des favorisant ainsi la prolifération de l’ insalubre et non réglementaire et l’anarchie du urbain.

En se basant sur un ratio de 120 à l’ en urbain (140 /ha à , 115 /ha à Essaouira, 80 /ha à Nador…), y compris les infrastructures, espaces verts, équipements et , les besoins en à urbaniser entre 2001 et 2020 sont estimés à une moyenne de 4150 ha par an. Ce qui implique la chaque d’une à l’échelle de la d’Agadir.

En somme, au cours des vingt années à venir le devrait être en de :

» Répondre aux exigences d’une qui aurait pratiquement doublé dont celle active aurait évolué de plus de 40% ( et scolarisation importants) ;

» Mobiliser une moyenne de 4150 ha de à urbaniser ;

» Pallier un en d’ de l’ de 3.667.610 ;

» Et satisfaire les besoins en d’équipements de ( potable, électricité, assainissement, voiries…) .

Mais satisfaire les besoins de la ne devrait aucunement se transformer en un quantitatif. Car la de mettre en une devrait être un lucide qui s’inscrit dans le d’une globale, d’où la nécessité d’une urbanistique qui tracerait les objectifs et arrêterait les moyens de en œ. Car à besoins quantitatifs s’ajoute, la durabilité du et la à de nos villes dont il faudrait rehausser la qualité urbaine afin de leur permettre de relever les défis de la en les rendant plus viables, attractives et concurrentes.

Si aujourd’, le voudrait s’engager dans la des villes nouvelles, il faudrait que cette soit l’émanation d’une globale et non un pour répondre à des problèmes locaux au par . Elles devraient contribuer à la de l’ avec une équilibrée sur le comme elles constitueront un de régulation du marché foncier des grandes agglomérations et de leur à . A cet , il serait judicieux de mettre en une nationale des villes nouvelles, cette interministérielle devrait définir la de villes, leurs caractéristiques…ainsi que leurs fondements juridiques et légaux.

Les villes nouvelles paraissent aujourd’ comme un pour satisfaire à la les besoins de la et rehausser la qualité des tissus urbains, toutefois, faudrait-il en maîtriser tout le . Car loin d’être une simple d’, la constitue une action urbaine complexe dont les risques d’échec ne sont pas prévisibles et peuvent avoir un social et économique lourd. Dans cette , il s’avère d’identifier tout d’abord les contraintes et maîtriser au préalable certains principes.

Cité nouvelle de Lghazoua

La entité répondre aux besoins de la urbaine, mais également aux besoins résultants de la de la . Des réserves foncières destinées au de la de la ont été envisagées. Ce porte sur une cité , qui regroupera toutes les fonctions , administrative, commerciale et de à côté de celles résidentielle, de sport et de .

Le de cité située à Lghazoua, procède d’un qui prend en :

» les besoins en pour le de la urbaine;

» les limites de la capacité d’ des zones ouvertes à l’;

» les impératifs de des sites dans l’ urbaine;

» des dynamiques existantes sur le en termes de ; de morcellements et de projets d’ autorisés.

Ville nouvelle de Harbil

constitue aujourd’ avec Zaer, les deux grands projets de villes nouvelles prioritaires du présent .

Toutefois, constitue un exceptionnel et ce à plusieurs égards. En , cette se distingue par son , sur un vierge excentré et d’une de 1500 ha dont 700 ha seront mobilisés à la première . C’est également une sa , principalement liée à l’-alimentaire. Cette est porteuse de multiples significations, elle témoigne d’une ferme volonté de diversifier la économique de la de Marrakech, qui aujourd’ s’articule autour du , les événements d’ Asni et la première du Golf n’ont fait que renforcer cette .

Schéma directeur d’aménagement urbain de Sidi Bouknadel

L’ retenue par le consistait dans le de la actuelle de la de Kenitra en favorisant la des centres urbains émergeants ainsi que le des petites villes et des « bourgs ruraux » notamment en :

» Renforçant la des équipements d’ (électricité, potable, téléphones, ,..) et le des équipements socio-collectifs ;

» Favorisant le des s non agricoles ;

» Constituant des réserves foncières pour les futurs lotissements d’ ;

» Aidant les s locales à développer les infrastructures d’ ;

» Encourageant les regroupements spatiaux de l’ dispersé.

Enfin de , le et l’ de la des , et/ou urbaines, dans des agglomérations plus ou moins grandes, qu’elles puissent être « semi- » ou « semi-urbaines » , ne peuvent qu’améliorer la et le de l’ urbaine de l‘ d’étude en avec l’ de l’ provinciale et régionale, voire avec l’ de -Salé à Kénitra. L’ de est, à ce , plus que manifeste.

La ville nouvelle d’Ajdir

L’ de , ­ment sur les plans physiques et démographiques dans le de l’élaboration du d’ HOCEIMA, a débouché sur un de : les sites aptes à l’ dans le immédiat de la d’AI Hoceima, n’ont pas la capacité d’ requise par à la démographique ée aux 1995/2005.

à , les efforts ont dû être orientés vers la des options capables d’assurer à la une conforme à sa et jeter les bases d’une d’ à et long termes appelée à résorber le “ plein” démographique de la cité.

C’est à partir de 1995 que le de la géographique du “ plein” de la d’ HOCEIMA se posera avec acuité.

La cité est appelée à répondre à un certain de paramètres que l’on pourrait classer comme suit:

» La proximité à 9 km d’ HOCEIMA

» L’accessibilité directe assurée par la axiale RP39A.

» L’ qualifié d’exceptionnel malgré cer­ contraintes physiques.

» La économique pouvant être alimentée par trois volets distincts (i) La de la : 30000 résidents potentiels, (ii) Le de touristique de la , (iii) Le de l’).

Schéma directeur d’aménagement urbain de Rabat-Salé-Zemmour

Ce voyait dans le liné de , qui favorisait des en avec la de la et des s, une favorable pour garantir une certaine économique nécessaire à l’épanouissement de deux villes nouvelles avec un moindre , il s’agit notamment de  et de Bouknadel .

Le repose sur des villes nouvelles destinées à fixer la rurale de la Wilaya dans des “Unités Urbaines- Auto-suffisantes” . Ce qui permettrait d’isoler économiquement la périphérique de en mobilisant son agricole pour créer des .

Selon ce , le non recours à la de villes nouvelles sur des sites reposait sur le suivant :

» L’ acquise dans le entier montre que les Villes Nouvelles des expérimentations très intensives en capitaux et que le de la vie y est généralement plus élevé que dans les extensions de villes existantes.

» Le de urbaine partagé entre les s, les Préfectures et la de l’ n’a ni les moyens humains, ni les moyens juridiques et pour lancer et suivre convenablement sept Villes Nouvelles et éviter qu’à l’ de chacune d’elles se développe une autre irrégulière ou autorisée sous la des .

» Le est onéreux. Il exige au dé une au et une en charge par l’Etat de tous les équipements hors   ( d’, stations de pompage et réservoirs, des routes d’accès et transports, d’épuration, tous les grands équipements),

Schéma directeur urbain de la ville d’Agadir

La d’Agadir constitue une sur la urbaine , au de survenu en 1960, la fut entièrement rasée, elle sera reconstruite sur de nouvelles bases. Juste auparavant, le de 1978 prévoyait déjà la de trois villes nouvelles pour faire à une rapide, il s’agit des villes d’Agadir -Est (Dakhla), de et de . s urbaines ont été programmées sur des sites sous de lotissements pour accueillir une d’environ 100 000 .

Aperçu historique sur les villes nouvelles

La de ne constitue aucunement une nouveauté sur la urbaine , il s’agit plutôt d’une aujourd’ vieille de près d’un . En témoigne l’originalité de la duale de l’ des villes marocaines dont la majorité dispose d’une ancienne « » et une autre « européenne ».

L’ « » se dresse en par à ce qui peut être qualifié d’ « ancien ». Au , la première d’ à avoir vu le est essentiellement la , elle était fortement influencée par un sociétal orienté vers la , se basant ainsi sur trois objectifs fondamentaux, l’indispensable (habiter), le nécessaire ( l’équipement) et le ( l’ et le ).

En , le va connaître une historique qui en ferait le premier du à se doter d’un législatif en d’, lequel va permettre entre 1915 et 1925 la d’une de villes nouvelles (, Kénitra, …). La de nouvelles s s’est appuyée sur de nouveaux principes de l’… les espaces extra-muros des médinas, constituaient un exceptionnel pour expérimenter les idées de la avec un nouveau urbanistique: des plus larges, une des fonctions au , un nouveau d’ (villas, immeubles, économique…) et un nouveau architectural,… grandes villes, reflétant l’ d’un moderne, vont attirer les en quête de meilleures . Connu sous le nom d’